Baethril Cornefer

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    Baethril

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    Baethril Cornefer

    Message par Baethril le Ven 14 Avr - 21:56



    Prénom : Baethril
    Nom : Cornefer
    Âge : 115 années
    Origine : Vardemald
    Lieu de résidence :

    Classe au sein du Clan : Archer
    Grade : Recrue
    Mois d'entrée dans l'armée du Clan Forgerage : 3ème mois de l'an 37

    Famille du personnage :(en construction)

    Description du personnage :(en construction)

    Histoire :(en construction)


    Dernière édition par Baethril le Ven 14 Avr - 22:04, édité 1 fois
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    Re: Baethril Cornefer

    Message par Baethril le Ven 14 Avr - 22:04

    Epreuve de Force

    Depuis son arrivée dans le domaine de sa famille, les Cornefer, Baethril avait tâché de se faire le plus discret possible. Il était conscient qu’il n’était pas la bienvenue encore et cela se confirmait par les regards lourds de reproches que sa mère lui adressait. Elle le tenait responsable de la mort de son valeureux mari, Balor chevaucheur de sanglicorne et guerrier honorable. La déception et le chagrin qu’il éprouvait pour son fils cadet l’aurait amené à embrasser la mort plus tôt que prévu.

    Baethril n’était pas venu pour regagner sa place auprès de sa famille ou réparer les erreurs du passé. Non. Il était venu s’assurer que la forge de sa famille était toujours en état. Devant la porte de celle-ci, il eut comme un sentiment de mélancolie et de nostalgie. La forge était restée identique à celle de ses souvenirs, comme si le temps n’avait pas d’emprise dessus. Cette forge où il avait pu partager les meilleurs moments avec son paternel, où il a pu passer des heures à le contempler forger armes et outils en l’aidant du mieux qu’il puisse dans ses tâches. Cette simple petite forge représentait, à présent, le dernier cache de bonheur de la vie précédente de Baethril.

    - Je m’assure de la maintenir en bon état depuis des années déjà, entendit-il derrière lui.

    Baethril se retourna. Il s’agissait de son frère aîné, Bravagor. Il était richement vêtu et sa barbe aussi lisse que la chevelure d’une princesse elfe. À son coup, pendait un collier avec un pendentif le désignant comme le patriarche d’une famille.

    - Tu as bien changé, Bravagor, je te reconnais à peine. Tu es sûr que nous sommes frères ? demanda Baethril avec une certaine animosité.

    Autrefois, les deux frères Cornefer étaient très proches. Mais lorsque leur père, Balor, exila Baethril des terres du clan, Bravagor n’avait pas cherché à défendre son petit frère. Au contraire, il avait appuyé la décision de leur paternel. Cependant, cette trahison le lui avait été longtemps pardonnée, Baethril avait fini par accepter l’excuse que son aîné faisait de son mieux pour être digne, un jour, de prendre la place du patriarche de leur famille et prendre des décisions difficiles. Mais, cela n’empêchait pas Baethril de lui rappeler qu’un fossé avait été créé entre eux depuis ce jour-là.

    - Que viens-tu faire ici ? J’ai entendu dire que tu avais rejoint l’armée du clan du Thane Forgerage, rétorqua Bravagor.

    - C’est la vérité et si je suis venu ici c’est pour utiliser la forge. J’en ai besoin et je ne me voyais pas forger ailleurs que dans celle-ci, dit Baethril.

    - Qui l’eut cru ! Toi, cognar impossible à apprivoiser, servant notre Thane !

    - Ces années à me trimballer le joufflu dans des contrées étrangères, parfois dangereuses, et seul m’ont assagi, répondit Baethril avant rentrer dans la forge, mettant fin à la conversation entre eux.

    Après deux heures de préparation pour amener le foyer de la forge à une température correcte, Baethril passa en revue à nouveau son matériel nécessaire à la fabrication de son arme, pour l’épreuve de Force du clan Forgerage. Il avait acheté à bon prix des morceaux de plaques d'argent et d'étain pour les runes et le damasquinage de sa hache. Il ne lui manquait plus que du fer.

    Il s’en alla dans la demeure familiale. Là-bas, dans la salle principale, un autel avait été créé en hommage à son défunt père. Juste en-dessous d’un énorme portrait de ce dernier, des reliques et des objets de valeurs sentimentales avaient été disposés. Baethril contempla la hallebarde utilisée par son géniteur, arme préférée des chevaucheurs de sanglicorne. Au risque d’offenser les Ancêtres, il prit la décision de l’emporter avec lui et de la fondre.

    - Excusez-moi, père. J’espère au moins que vous serez d’avis qu’elle sera plus utile au combat à mes côtés, dans une nouvelle vie, qu’ici, prenant la poussière, se rassura-t-il.

    Quelques instants plus tard, Baethril s’attelait à sa tâche. Son torse, trapu et musclé, n’était recouvert que d’un tablier de cuir. Il avait fait fondre la hallebarde puis moulé cette dernière pour commencer à sculpter sa hache. Il actionnait le soufflet qui ranimait la flamme de vie des charbons ardents dans le foyer et faisait jaillir des étincelles. Puis, c’était au tour du marteau de forge de danser sur le fer rouge qu’il avait retiré de son lit de charbons ardents. Sous la douce mélodie que pouvait procurer aux nains les tintements sonores de la forge, le fer commençait à prendre forme.


    Quelques jours s’étaient écoulés déjà. Baethril traça les sillons pour les runes sur sa hache avec précision et délicatesse. Il n’était pas un maître-forgeron ou un spécialiste en runes, mais il ne faisait pas honte à sa race ; il savait forger et connaissait les runes de guerre basiques pour une arme. Puis vint le damasquinage dans l’acier encore chaud de la hache.

    Après plusieurs lunes, sa hache était enfin prête. Jamais auparavant il n’avait forgé une telle arme et il en était fier. De plus, il voyait en cette arme comme un dernier lien l’unissant avec son père.

    Il était temps pour lui de partir gagner sa place de membre du Clan Forgerage.  Sans adresser un mot d’adieu à quiconque, il quitta le domaine familial et se mit en marche jusqu’à Vardemald. Là-bas, un monstre l’attendait. Un monstre qui répondait au surnom rassurant de « Crocs-des-étangs ». Il s’agissait en réalité d’un crocilisque. Une fois là-bas, Baethril avait pris la peine de se renseigner sur la bête qu’il allait devoir tuer. Chaque paysan avait sa propre version de la taille de la bête, de sa forme et de son agressivité. Mais personne ne l’avait vu. Les informations récoltées ne lui aidèrent pas énormément mais un proche de la dernière victime en date affirmait que le défunt pêcheur avait été attaqué en pleine nuit et que ce dernier avait l’habitude de dormir dans sa barque lorsqu’il avait un peu trop abusé sur la bouteille le soir.

    Baethril décida alors d’aller au lac, une fois la nuit tombée. Après avoir loué une petite barque, il vérifia qu’il avait avec lui tous les éléments nécessaires pour lui garantir son succès ce soir ; son arbalète, des carreaux, sa hache, du fromage et de la bière.

    C’est avec prudence qu’il s’engagea avec sa barque dans les eaux calmes du lac. Ce n’est pas le courage qui lui manquait mais il avait horreur de naviguer sur l’eau, même sur le plus petit des étangs.

    L’attente ne fût pas longue. Baethril venait tout juste de s’asseoir sur le siège de la barque lorsqu’il remarqua des ondes impressionnantes perturber la tranquillité des eaux. Quelque chose se déplaçait. Quelque chose de grand qui faisait exploser de bulles à la surface de l’eau. Ni une, ni deux, Baethril s’arma de son arbalète, prêt à attaquer la chose qui pourrait surgir à tout instant. Mais le calme était soudainement revenu, il pouvait entendre à nouveau les coassements des grenouilles et de criquets. L'instant d'après, Crocs-des-étangs fit son apparition par une attaque foudroyante sur la barque de Baethril. Il eut juste le temps de lui décocher un carreau dans la gueule pour le dissuader de faire davantage de dégâts sur son embarcation.

    Mais il en fallait bien plus pour décourager la bête. Le crocilisque attaqua à plusieurs reprises la barque, arrachant de nombreuses planches avec sa puissante mâchoire et faisant des dégâts considérables. Même les carreaux que Baethril lui tirait dessus ne le perturbait pas. Voyant que la situation devenait critique, Baethril décida de dégainer sa hache et de porter un coup à la bête verticalement depuis le bas. La hache traversa la peau, juste sous la mâchoire inférieure. Crocs-des-étangs disparût ensuite dans les profondeurs des eaux, blessé mais certainement pas vaincu.

    Quelques minutes passèrent avant que Baethril ne remarque que sa barque était en train de couler à grande vitesse. Il allait bientôt se retrouver piéger dans les eaux à la merci du crocilisque. Peut-être était-ce même ce que la bête cherchait à faire? Attendre patiemment que sa proie se retrouve incapable de se défendre correctement.

    Mais le monstre n'avait certainement pas la patience d'attendre. Baethril remarqua que la bête se dirigeait à nouveau vers lui grâce aux mouvements des vagues et il comptait bien profiter de la prochaine attaque de Croc-des-étangs pour en finir une bonne fois pour toute.


    Dès que ce dernier sortit la tête de l'eau pour attaquer, Baethril fît un bond immense et lui planta avec
    violence sa hache pile entre les deux yeux. Il répéta ensuite son action sur la tête de la bête, un peu au hasard, scellant ainsi son destin définitivement.

    Le jour levé, Baethril récupéra le coeur de Croc-des-étangs et le mit dans un pôt de miel afin de préserver l'organe de la décomposition, jusqu'à la fin de ses épreuves.
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    Re: Baethril Cornefer

    Message par Baethril le Mer 19 Avr - 20:01

    Epreuve du Courage

    Baethril s’était rendu au milieu de la nuit au cercle clanique du clan.Les étoiles illuminaient le ciel et l’obscurité avait pleinement pris possession de la sapinière qui entourait les menhirs du cercle. En s’approchant du lieu sacré, Baethril aperçut la silhouette de l’Ancien qui l’attendait, encapuchonné et bras croisés. Il eut l’impression en pénétrant dans le cercle que des regards se posaient sur lui. Il sentit un frisson glacial lui parcourir l’échine en pensant qu’il puisse s’agir d’esprits ou des Ancêtres du clan.

    - Approche, guerrier, et montre du respect à ce lieu sacré en gardant le silence, lui ordonna l’Ancien d’une voix rauque.

    Baethril se contenta d’obéir sans broncher, il ignorait comment se présenter face à ce vénérable nain. Garder le silence l’arrangeait beaucoup pour éviter de commettre une bourde.

    L’Ancien s’approcha de Baethril et posa une main sur son épaule, le fixant droit dans les yeux – comme s’il le jugeait du regard – avant de lui plaquer contre son torse une coupe avec une mixture fraichement préparée à l’intérieur.

    - Tu sais pourquoi tu es là. Toi, tout comme de nombreux valeureux nains qui t’ont précédés avez été choisis pour prouver votre force, votre sagesse et enfin votre courage. Ce soir, tu seras plongé dans les plus profonds abysses de tes propres ténèbres. Ce soir, tu affronteras tes démons. Des démons dont tu ignorais peut-être même l’existence. Tu te réveilleras fort d’esprit et avec la bénédiction d’Hymdir. Dans le cas contraire, tu deviendras fou, tu ne seras plus que l’ombre de toi-même et il est très probable que tu finisses par mourir, dit-il avec une relative indifférence.

    - J’espère au moins que mes démons ne sont pas les naines en colères à qui j’ai promis mariage et marmouses, murmura Baethril dont les paroles étaient suffisamment étouffées par sa barbe pour que l’Ancien ne puisse les entendre clairement.

    - Bois l’élixir quand tu seras prêt, dit l’Ancien pour conclure.

    Baethril bût d’une traite le contenu de la coupe mais il avait dû se faire violence pour lutter contre l’envie de vomir ensuite. Il ferma les yeux puis il lâcha un juron, se promettant de suggérer à ce qu’on ajoute un peu de bière pour épargner un tel calvaire aux prochaines recrues.

    Quand il estima que son estomac avait accepté de ne pas recracher la mixture, il rouvrit les yeux et contempla avec étonnement qu’il était couché sur son lit, dans le domaine familial des Cornefer.

    La porte de sa chambre s’ouvrit avec fracas. Son frère, Bravagor, se tenait à l’entrée.

    - Oh ! J’en étais sûr ! Tu as encore fini ivre hier soir, mon cognar ! Gronda son frère.

    - Bravagor ? Mais qu’est-ce que tu fais ici et qu’est-ce que…

    - Comment ça qu’est-ce que je fais ici ! Je viens te soulever de ton lit, ça doit bien faire une heure ou plus que les gars et moi on t’attend pour le début de la réunion, répondît son frère sans même lui laisser l’occasion de finir sa phrase. Allez ! Dépêche-toi de t’habiller ou sinon ta p’tite bonne femme va encore penser que tout est de ma faute !

    Les pensées de Baethril se bousculèrent. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Pourtant, il avait l’étrange sentiment que tout ceci était réel et qu’il avait effectivement un peu trop abusé sur la bière la veille.

    ***

    Quand il arriva dans le hall principal, de nombreux nains et naines  étaient là, discutant d’événements liés aux activités du clan Forgerage dont il n’arrivait pas à se remémorer mais qui semblaient familiers, malgré tout.

    Il fût accueilli par une naine ravissante. Celle-ci avait une tresse blonde qui se terminait au niveau des hanches. Son pourpoint en cuir épousait parfaitement ses formes rondes et agréables à voir. Elle déposa un baiser sur les lèvres de Baethril.

    - Te voilà enfin ! J’ai réussi à faire patienter les invités un peu trop impatients en prétextant que tu revenais de mission, lui dit-elle avec un sourire. N’oublie pas d’appuyer ton père lorsqu’il aura fini son discours.

    Toujours avec le sentiment d’être dans un brouillard total, Baethril se contenta de suivre cette naine qu’il aimait sans même expliquer pourquoi. Il prît place sur une chaise derrière une table en bois massif, à la droite de son père, Balor. De l’autre côté était assis son frère aîné. La présence même de son père et l’absence de sa mère lui parût totalement normal.

    Son père se leva lentement et balaya avec un regard autoritaire l’assemblée. Cela suffit à faire taire tout le monde.

    - Comme vous le savez tous, les Scandefer ont décidé de ne pas répondre à l’invitation, ainsi que d’autres familles. Nous pouvons donc conclure qu’ils seront un obstacle à notre objectif final, mais certainement pas un énorme problème le moment venu, dit-il d’une voix ferme.

    - Seigneur Cornefer, nous ne savons toujours pas comment vous comptez vous y prendre pour que le Thane accepte de vous céder son trône, dit une voix dans la foule.

    - Rassurez-vous, j’ai pris mes dispositions. Si le Capitaine et l’Ancien refusent de donner suite à la requête commune de toutes nos familles pour destituer Arnskar de son titre, mon fils cadet, Baethril, s’occupera de leur forcer la main.

    Comme poussé par une volonté qui n'était pas la sienne, Baethril se leva et prit la parole en affirmant devant l’assemblée qu’il utiliserait son statut pour que la rébellion ait accès aux quartiers des Forgerage, si nécessaire.

    ***

    Les étoiles illuminaient le ciel. La nuit était tombée. Baethril se trouvait assis dans le hall familial en compagnie de son père, son frère et sa femme. Ils discutèrent de sa mission, de leur futur puis se rappelaient des moments de bonheur à travers des anecdotes et des histoires. Il eut le sentiment d’être bien, d’être aimé et surtout d’être à sa place.

    ***

    Baethril était aux côtés d’Arnskar qui beuglait des ordres à ses gardes royaux afin de se préparer à un assaut dans la salle même du Thane. Eldrïd était là, se pinçant les lèvres et jurait à plusieurs reprises.

    - Les traîtres ! Je vous l’avais bien dit, mon oncle, qu’ils n’allaient jamais acceptés cette décision ! Nous aurions dû punir quelques représentants des familles du clan pour l’exemple, grogna-t-elle.

    - Je les tuerai tous de mes propres mains pour cette trahison, rassure-toi, jura Arnskar avec haine.

    L’instant d’après, les portes de la salle du Thane cédèrent face aux béliers des rebelles. Aussitôt des combats commencèrent dans la salle. Les nains fidèles aux Forgerage combattaient avec fureur, décidés à protéger leur souverain au péril de leurs vies. Hildäna fût la première Forgerage à tomber au combat. La colère qui envahît Arnskar fût meurtrière. A lui seul, il emporta une centaine de guerriers nains rebelles avant de se retrouver à genoux, vaincu et tenu en joug par les lames des traîtres.

    Eldrïd s’était repliée près du trône et constata avec  effroi que même les gardes royaux avaient rendus les armes. Elle s’apprêtait à bondir sur les nains qui retenaient son oncle, quitte à mourir en guerrière, lorsque  surgit Baloret lui lacéra les cuisses par derrière avant de la désarmer. Elle tomba au sol, impuissante au sort qui lui était réservée.
    Bravagor regarda Baethril et lui tendit son poignard. Face à cette scène, les yeux d’Arnskar se remplirent de haine.

    - C’était donc toi le traître dans nos rangs ! Raclure ! cria Arnskar

    - A toi l’honneur, mon fils, de la tuer. Regarde bien, Arnskar ! Le dernier membre de ta lignée va s’éteindre devant tes yeux, tu ne pourras rien y faire et tu paieras ton insolence. Tu aurais dû te retirer lorsqu’il fût encore temps, dit Balor en souriant.

    Baethril s’approcha d’Eldrïd, le poignard dans la main, prêt à lui porter le coup fatal. Contrairement à son oncle, Eldrïd mit du temps à réaliser qu'en face d'elle se tenait celui dont elle n'aurait jamais douté sa loyauté. Elle avait confiance en Baethril et ne s'attendait certainement pas à ce qu'il trahisse son clan.

    - Baethril ! Par Hymdir, je te maudis, chien ! Je jure te retrouver au-delà de la mort et me venger ! Tu paieras de ton âme cette infâme traitrise, cria Arnskar de toutes ses forces.

    - Assez perdu de temps, tue-la, mon fils, ordonna Balor.

    Puis, ce fût un torrent d’ordres et de menaces qui s'enchainèrent à travers la salle destinés à Baethril. Mais à ce moment précis, cette situation se présenta à ses yeux comme deux portes dans un couloir. Il avait la possibilité d’ouvrir celle qui donnait, aux premiers regards, sur une voie qu’il connaissait ; celle de la déception, de l’exil et de la souffrance. Tandis que l’autre lui présentait quelque chose qu’il avait toujours souhaité ; l’amour de sa famille, faire la fierté de son père et un avenir où il était couvert de faits héroïques.

    - Parjure ! Tu avais prêté serment ! Tu étais voué à être un nain digne et légendaire ! Au lieu de ça, ta trahison t’empêchera le moment venu d’être auprès des ancêtres, tu vas errer seul à travers la vallée, tel un exilé, dit Arnskar avec une voix dédoublée, suivi de Balor qui lui ordonnait de tuer la nièce du Thane.

    Sur ces derniers mots, Baethril regarda à nouveau Arnskar puis Eldrïd et enfin son poignard. Il leva sa main lentement et se prépara à porter le coup fatal à la belliciste.

    - Un nain se définit par sa parole et ses actions, ajouta-t-il, les larmes aux yeux, avant de détourner son coup mortel en direction de son père, sous l’aisselle, en direction du cœur. Il fixa son père qui se transforma en cendres ainsi que tout le reste autour de lui. Il avait vaincu sa plus grande peur : A force d’être vu et traité en paria, en parjure, par sa propre famille, il craignait qu’un jour – en dépit de se répéter le contraire depuis de longues années – de réaliser qu'il en était vraiment un. Il était terrifié de ne pas être un nain digne de ce nom et de céder à la plus grande des fautes pour un membre de son peuple ; celle de la trahison.



    Baethril en pleine transe, l'esprit déchiré par ses désirs et ses peurs.

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